tangente vers l’est

J’aime imiter les titres sans majuscule de Verticales.
J’aime ces couleurs aussi. Le kaki du treillis qui fait écho à celui de la photo.

J’aime comme Maylis de Kerangal décrit ce qu’Aliocha redoute de la Sibérie.


« Rien ici [ndlr : en Sibérie] n’est à la mesure de l’homme, rien de familier ne saurait l’y accueillir, c’est même cela qui le terrorise, cette poche continntale à l’intérieur du continent, cette enclave qui aurait l’immensité pour frontière, cet espace fini mais sans bord – et conforme, c’est étrange, à la représentation que les astrophysiciens donnent de l’univers soi-même -, et ça fout la trouille tout ça, on le comprend sans peine, ça fait peur, et le cœur d’Aliocha bastonne dans sa poitrine quand le train, lui, progresse droit à vitesse constante, tout comme progresse désormais la terreur du garçon (…) ».

Tangente vers l’est, Maylis de Kerangal
Verticales, 2012.

4 Comments so far

  1. constance, 2 mars, 2012

    moi aussi, j’aime énormément la langue de Maylis de Kerangal. et avec « tangente vers l’est », elle nous éblouit en très peu de pages !

  2. Un autre endroit..., 5 mars, 2012

    C’est un très bon roman, pas de doute ! Je l’ai englouti hier soir. Elle écrit très bien oui. Et pourtant, je n’ai pas aimé… juste parce que ce n’est pas un livre que j’aime.

  3. Lapuce, 6 mars, 2012

    C’est drôle parce que aucun lien avec l’édition, mais la nouvelle grande tendances chez les architectes intello – branchouille – décale mais vraiment archi c’est de mettre en page leur travail et leur textes sans majuscules…
    Ah la la…

  4. Anne-Laure, 9 mars, 2012

    @ constance : une de mes amies qui a essayé de commencer à lire Naissance d’un pont m’ a dit que cette langue trop foisonnante l’avait complètement oppressée, jusqu’à la nausée…
    @ Un autre endroit… : on ne peut pas faire de belles rencontres à tous les coups.
    @ Lapuce : si même la typo fout le camp…

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