Paris-Montréal

Sinon dans Café de Flore, de Jean-Marc Vallée, que moi et Jaja on a beaucoup aimé un beau matin où il faisait froid même si c’est pas le cas de tout le monde, il y a Vanessa Paradis qui aurait fait une parfaite street readeuse.

Dans les années 60, à Paris, Jacqueline (Vanessa Paradis) (c’est beau Jacqueline, j’avais jamais réalisé avant, pourtant j’ai une tante Jacqueline) est mère d’un enfant trisomique. Seule, elle décide de l’élever dans le monde, de le porter aussi loin qu’il sera possible de le faire, plus loin en tout cas que ce qu’on veut lui dire.

Alors elle lit, tout ce qu’elle peut trouver sur cette maladie. Dans le métro, dans la rue, en marchant…

Vous pouvez voir le tournage de la scène , sur le site du film qui est incroyablement dense et bien fait.

Jacqueline est volontaire et courageuse.
Inquiétante aussi, car incapable de laisser partir ceux qu’elle aime.

C’est un beau film sur ça, l’amour qui naît et qui s’en va.

En 2010, à Montréal, autour d’Antoine (Kevin Parent), il y a Carole, la femme qu’il a toujours aimée et Rose, celle qu’il se met à aimer plus. Son destin est parallèle à celui de Jacqueline. Quand Rose et Antoine se rencontrent, l’un des deux dit à l’autre un truc comme : « comment ça se fait que j’te rencontre que maintenant, toi ? » Il se trouve que moi, ça fait sept ans que je pense exactement ça. Mais pourquoi pourquoi on s’est pas rencontrés plus tôt ? On aurait eu encore plus de vie ensemble. Alors forcément, j’ai trouvé ça beau.

Café de Flore est ambitieux, tortueux, un brin mystique. Alors il faut savoir se laisser embarquer par des histoires de vies antérieures et d’âmes sœurs.

Il faut être un peu sensible à ça.

Il faut croire que c’est mon cas.

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