Lèche-livrine

Quand on déambule boulevard Saint-Germain avec B., c’est pas pour faire les vitrines, parce que ça pourrait nous donner des idées.

Quand on passe devant chez Rykiel et que B. m’interpelle : « Ça j’ai aimé, ça j’ai détesté, ça oui, ça oui », je tourne la tête et j’essaie de comprendre si elle parle fringues.

Evidemment non.

B., qui a lu TOUTE la rentrée littéraire en 10 jours, a les livres à l’œil. Alors je m’arrête, et on reprend ensemble le lèche-vitrine, pour que je puisse noter. Ça donne : « Le bonheur conjugal de Tahar Ben Jelloun chez Gallimard, j’ai aimé…, Oh, de Djian, j’ai aimé, La réparation de Colombe Schneck, j’ai adoré – d’ailleurs, B. m’en avait déjà parlé plus tôt dans la journée – et Un héros de Félicité Herzog, j’ai détesté, là, ‘faut m’expliquer l’encensement ».


J’ai trouvé fou, totalement fou, que B. ait justement lu les 4 livres qui se trouvaient là. Et encore plus fous que ces 4 livres soient là, tout autant mis en valeur que les vêtements sur les mannequins.

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