Laureline

Chuis dég’, la photo est super floue. D’autant plus dég’ que Laureline était vraiment jolie, installée dans une pose nonchalante sur un… un quoi d’ailleurs ? Ni un banc, ni un siège, un de ces trucs pour s’appuyer le temps que le métro arrive et qu’on a créé pour que surtout, personne n’ait l’idée de s’allonger dessus.

Laureline, que donc j’avais repérée à ses sandales corail, lisait La ballade de l’impossible, d’Haruki Murakami.

- Je ne lis pas franchement quelque chose d’actuel… Enfin si, avec le film, mais bon.
- Je viens de le voir !
(ndlr : ceux qui me suivent sur Facebook ont pu s’apercevoir que je me suis fait une petite orgie de cinéma la semaine dernière… les vacances forcées ont parfois du bon)
- Alors, c’est comment ?
- Hé bien, c’est un peu trop grandiloquent et dramatique à mon goût, mais l’image est vraiment magnifique.
(ndlr : sans préciser que j’avais un peu dormi – trop honte, mais je sortais d’une séance de sport).
- Je voulais le lire avant de voir le film…
- Quant à moi, je n’ai pas eu la patience d’attendre
(ndlr : j’avais été follement émue par les précédents films de Tran Anh Hung et que j’attendais désespérément qu’il en sorte un nouveau). Le livre est bien ?
- Je n’en suis qu’à la page 24, mais pour l’instant, ça me va !… Mais…, c’est pas votre métro là ?
- Si si, mais je peux prendre le prochain
(ndlr : j’étais relativement peu excitée à la perspective de prendre un bain de foule…). Enfin, merci beaucoup, au revoir !

Finalement, j’ai pris ce métro-là, sans vérifier, vilaine écervelée, si la photo était bonne…

Et sans dire à Laureline que tout ce corail (le rouge à lèvre aussi), avec ce beige et ce marron glacé, c’était beau.

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