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	<title>je suis venue te lire...</title>
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		<title>Long week-end</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 14:10:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[10/18]]></category>
		<category><![CDATA[J. Maynard]]></category>
		<category><![CDATA[Long week-end]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce week-end n&#8217;a pas été long pour moi. Mais quand je me suis réveillée dimanche matin à Grenoble, la flaque de soleil &#8211; une fois n&#8217;est pas coutume &#8211; qui éclaboussait le canapé du salon m&#8217;a paru être le décor idéal pour ce bijou de roman. Je reviendrai plus tard pour vous en parler. Bécots [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/05/IMG_0358.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2088" style="margin-bottom: 30px;" title="IMG_0358" src="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/05/IMG_0358.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
<p>Ce week-end n&#8217;a pas été long pour moi. Mais quand je me suis réveillée dimanche matin à Grenoble, la flaque de soleil &#8211; une fois n&#8217;est pas coutume &#8211; qui éclaboussait le canapé du salon m&#8217;a paru être le décor idéal pour ce bijou de roman.</p>
<p>Je reviendrai plus tard pour vous en parler.</p>
<p>Bécots !</p>
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		<title>Esprit, es-tu là ?</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 15:30:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Harlequin]]></category>
		<category><![CDATA[L. Kasischke]]></category>
		<category><![CDATA[Les revenants]]></category>
		<category><![CDATA[Un oiseau blanc dans le blizzard]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand j&#8217;ai croisé V. à la sortie du métro, je lui ai dit : - tu sais, je pensais justement à toi, car j&#8217;étais plongée dans Les Revenants et vraiment&#8230; j&#8217;aime bien&#8230; - ah oui, mais tu sais, ce week-end, j&#8217;ai trié plein de magazines, et j&#8217;ai vu que les critiques en disent vraiment du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand j&#8217;ai croisé V. à la sortie du métro, je lui ai dit :</p>
<p><em>- tu sais, je pensais justement à toi, car j&#8217;étais plongée dans </em>Les Revenants<em> et vraiment&#8230; j&#8217;aime bien&#8230;<br />
- ah oui, mais tu sais, ce week-end, j&#8217;ai trié plein de magazines, et j&#8217;ai vu que les critiques en disent vraiment du bien&#8230; comme si celui-là avait quelque chose de plus. </em></p>
<p><em><span id="more-2080"></span></em></p>
<p>Quelques jours plus tôt, V. m&#8217;avait dit, à propos de Laura Kasischke :</p>
<p><em>- Alors, moi, cette fille, j&#8217;ai lu plusieurs de ses bouquins. Le premier, </em>Un Oiseau blanc dans le blizzard<em>, </em><em>j&#8217;ai adoré. Mais par la suite, j&#8217;ai eu l&#8217;impression de toujours lire la même chose. Donc quand j&#8217;ai vu sortir le dernier, je me suis dit que je ne le lirais pas.. </em></p>
<p>Et moi de me lancer dans un monologue expliquant pourquoi ça me plaisait. J&#8217;y retrouvais un peu du brio de David Lodg<em>e </em>pour décrire le monde universitaire, j&#8217;aimais ce procédé narratif qui consiste à raconter l&#8217;intrigue du point de vue de différents personnages. Qu&#8217;aussi je suis très bon public quand il s&#8217;agit de ce type de contexte : milieu estudiantin, sororités sur les campus, vie en résidence, etc&#8230; Ce que je ne lui ai pas dit, c&#8217;est que ça remonte certainement, mais gardez ça pour vous, hein, à la lecture des trois seuls Harlequins que j&#8217;ai jamais lus. Ils traînaient dans la bibliothèque (note pour plus tard : remercier ou interroger mes sœurs) et les trois parlaient de jeunes-et-jolies-étudiantes-qui-manquaient-de-confiance-en-elle-mais-apprenaient-à-s&#8217;aimer-et-rencontraient-un-garçon-qui-les-aimait-vraiment-je-veux-dire-pas-le-plus-populaire-de-la-fac-mais-un-qui-savait-qui-elles-étaient-au-fond-et-tout-finissait-bien-entre-épanouissement-personnel-et-mépris-des-apparences. Au passage, il y avait des chambres d&#8217;étudiantes joliment décorées, de la <em>junk food</em> en veux-tu en voilà, des nuits à bosser pour rendre ses devoirs, de la drague et des soirées d&#8217;anthologie à tous les étages des résidences universitaires.</p>
<p><em>Les Revenants</em> ne baignent pas dans cette eau de rose-là. Tout commence, comme me l&#8217;avait dit Romain, par la mort d&#8217;une étudiante dans un accident de la route. Et le retour, plusieurs mois après les faits, de son petit ami considéré comme le responsable de l&#8217;accident sur le campus.</p>
<p>Laura Kasischke adopte plusieurs points de vue : celui de ce jeune homme, devenu en partie amnésique après l&#8217;accident, celui de son compagnon de chambre, celui de la femme arrivée la première sur les lieux de l&#8217;accident, celui d&#8217;une enseignante qui a le bon goût d&#8217;être spécialiste des pratiques funéraires et des rituels autour de la mort.</p>
<p>Ce regard-là, justement, m&#8217;a particulièrement plu, en ce qu&#8217;il m&#8217;incitait à observer avec une certaine distance les événements, à les considérer comme le matériau d&#8217;une étude et pas seulement comme une étonnante histoire qui m&#8217;était racontée. Soudain, tout le travail de deuil des personnages, les manifestations étranges qui se produisaient, devenait une sorte de folklore passionnant.</p>
<p>La construction polyphonique, que je ne vois certes pas pour la première fois &#8211; à croire qu&#8217;on apprend à écrire comme ça dans les universités US &#8211; est vraiment vraiment maligne. A chaque chapitre, j&#8217;en savais un peu plus sur chaque personnage et surtout, j&#8217;en savais un peu plus QUE chaque personnage &#8211; mais pas tout, hein, faut pas abuser quand même, on n&#8217;est pas dans Columbo. Car l&#8217;intrigue se transformait peu à peu en enquête et j&#8217;attendais avec impatience le moment où les protagonistes allaient enfin se rencontrer et mettre ensemble toutes les pièces du puzzle.</p>
<p>Ce qui n&#8217;a pas manqué d&#8217;arriver.</p>
<p>La chute fut odieuse et cynique.</p>
<p>Délicieusement frustrante.</p>
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		<title>Mina</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 12:39:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Street Reading]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bourgeois Editeur]]></category>
		<category><![CDATA[D. Vann]]></category>
		<category><![CDATA[F.S. Fitzgerald]]></category>
		<category><![CDATA[Gatsby]]></category>
		<category><![CDATA[J.C. Oates]]></category>
		<category><![CDATA[L. Kasischke]]></category>
		<category><![CDATA[La Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Le livre de Dina]]></category>
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		<category><![CDATA[Les revenants]]></category>
		<category><![CDATA[Mishima]]></category>

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		<description><![CDATA[Mina lisait La Musique de Mishima en en écoutant. Quand je lui ai demandé de me parler de ce qu&#8217;elle lisait, elle m&#8217;a répondu : - En fait, il était dans ma bibliothèque depuis pas mal de temps. Quelqu&#8217;un a dû me l&#8217;offrir&#8230; et je ne l&#8217;ai commencé que récemment. Ça se passe au Japon. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/04/photo1-e1335367291971.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2072" style="margin-bottom: 30px;" title="photo" src="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/04/photo1-e1335367291971.jpg" alt="" width="600" height="448" /></a></p>
<p>Mina lisait <em>La Musique</em> de Mishima en en écoutant.</p>
<p><span id="more-2071"></span></p>
<p>Quand je lui ai demandé de me parler de ce qu&#8217;elle lisait, elle m&#8217;a répondu :</p>
<p><em>- En fait, il était dans ma bibliothèque depuis pas mal de temps. Quelqu&#8217;un a dû me l&#8217;offrir&#8230; et je ne l&#8217;ai commencé que récemment. Ça se passe au Japon. Une femme vient voir un psychanalyste et tente de résoudre ses nombreux problèmes. Et on suit son analyse pas à pas, on explore son passé. Ça me plaît beaucoup.<br />
- c&#8217;est la première fois que vous lisez un Mishima ?<br />
- oui</em>.<br />
<em>- et pourquoi ça s&#8217;appelle La Musique ?<br />
- ah, c&#8217;est parce qu&#8217;elle arrive chez son analyste en disant qu&#8217;elle n&#8217;entend plus la musique</em> (ndlr : ce que Mina ne m&#8217;a pas dit, c&#8217;est que Reiko, l&#8217;héroïne, est en fait frigide). <em>Quand on lit la quatrième de couverture, ce roman est presque présenté comme un polar&#8230; </em>(ndlr : en effet, j&#8217;ai lu ici et là mais je ne sais plus où que l&#8217;analyste entreprenait une véritable enquête pour comprendre le vécu de sa patiente et tenter de l&#8217;aider).</p>
<p>Puis, Mina m&#8217;a interrogée à son tour :<br />
<em></em></p>
<p><em>- alors, vous lisez ce que les gens que vous interviewez vous conseillent ?<br />
- Hé bien oui, assez souvent finalement. Je ne m&#8217;y attendais pas du tout quand j&#8217;ai commencé le Street Reading, mais en fait, j&#8217;ai déjà lu, après certaines de ces discussions, au moins trois livres : </em><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/romain.html" target="_self">Les Revenants</a><em><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/romain.html" target="_self">, de Laura Kasischke</a>, </em><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/fabrice.html" target="_self">Gatsby<em>, </em>Les Chutes</a><em><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/fabrice.html" target="_self">, de Joyce Carol Oates</a>. Et là, c&#8217;est pareil, vous me donnez très envie de lire </em>La Musique<em> </em>(j&#8217;avais également en tête ma rencontre récente avec Florence&#8230; Nul doute que <em>Motel Blues</em> fera partie de mes prochaines lectures) <em>J&#8217;aborde sans doute principalement des personnes qui lisent quelque chose qui m&#8217;attire&#8230;<br />
- et vous lisez quoi en général ?</em></p>
<p>Alors là, je lui ai servi un embrouillamini de noms d&#8217;auteurs, dont David Vann, et de titres de livres, dont Le Livre de Dina, ainsi que de pays&#8230; et je me suis rendue compte que j&#8217;étais bien incapable de présenter simplement ce que j&#8217;aime lire. Il y a plein de choses que je ne lis pas, mais de là à pouvoir dire en deux mots quel genre j&#8217;aime&#8230;</p>
<p>Vous, qui me voyez lire, vous en diriez quoi ?</p>
<p>Ensuite, Mina a sorti un stylo pour écrire sur son livre le nom de ce blog. Je lui ai proposé un crayon de papier mais elle m&#8217;a dit en riant :<br />
<em></em></p>
<p><em>- Non, non, pas besoin, je ne suis pas très respectueuse ! </em></p>
<p>J&#8217;avoue qu&#8217;en y repensant, je trouve ça sympa, de me dire qu&#8217;il y a un &laquo;&nbsp;jesuisvenuetelire.fr&nbsp;&raquo; quelque part dans les dernières pages de <em>La Musique </em>de Mishima&#8230;</p>
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		<title>Chansons pour la fille du boucher</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 09:58:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[A. Cazé]]></category>
		<category><![CDATA[Chansons pour la fille du boucher]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bourgeois Editeur]]></category>
		<category><![CDATA[P. Manseau]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Ayant passé sa vie non seulement à écrire mais à lire de la littérature yiddish, Malpesh semble avoir raconté son existence comme s&#8217;il avait vécu dans le monde fictionnel plutôt que factuel de sa propre communauté. Il ne s&#8217;agit pas de dire qu&#8217;il a inventé des détails de son existence, mais de suggérer qu&#8217;il vivait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_0860.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2020" style="margin-bottom: 30px;" title="IMG_0860" src="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/04/IMG_0860.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Ayant passé sa vie non seulement à écrire mais à lire de la littérature yiddish, Malpesh semble avoir raconté son existence comme s&#8217;il avait vécu dans le monde fictionnel plutôt que factuel de sa propre communauté. Il ne s&#8217;agit pas de dire qu&#8217;il a inventé des détails de son existence, mais de suggérer qu&#8217;il vivait dans un monde façonné par les livres plutôt que par la réalité de son environnement&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p>A méditer.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Chansons pour la fille du boucher, </em>Peter Manseau<br />
Traduit de l&#8217;anglais (Etats-Unis) par Antoine Cazé<br />
Christian Bourgois Editeur</p>
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		<title>Blonde</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 11:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Seen on screen]]></category>
		<category><![CDATA[Eton College]]></category>
		<category><![CDATA[M. Williams]]></category>
		<category><![CDATA[My week with marilyn]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Curtis]]></category>
		<category><![CDATA[Sir Own Morshead]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne me rappelle pas avoir vu Michelle Williams lire dans My week with Marilyn. Mais quand elle visite le château de Windsor et pénètre dans sa bibliothèque, elle s&#8217;exclame d&#8217;un ton délicieusement &#8211; ou insupportablement &#8211; ingénu : - All those books ! I wish I could read all of them. Alors, le vénérable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="file:///Users/ptv_red/Library/Caches/TemporaryItems/moz-screenshot.png" alt="" /><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/04/My-Week-with-Marilyn_gallery_primary4.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2022" style="margin-bottom: 30px;" title="My-Week-with-Marilyn_gallery_primary[4]" src="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/04/My-Week-with-Marilyn_gallery_primary4.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a></p>
<p>Je ne me rappelle pas avoir vu Michelle Williams lire dans <em>My week with Marilyn</em>.</p>
<p>Mais quand elle visite le château de Windsor et pénètre dans sa bibliothèque, elle s&#8217;exclame d&#8217;un ton délicieusement &#8211; ou insupportablement &#8211; ingénu :</p>
<p><em>- All those books ! I wish I could read all of them. </em></p>
<p><em><span id="more-2021"></span><br />
</em></p>
<p>Alors, le vénérable Sir Own Morshead, <em>royal <em>librarian</em></em>, lui répond :</p>
<p><em>- Luckily, one doesn&#8217;t have to. </em></p>
<p>C&#8217;est avant que Michelle/Marilyn pose sur les marches du château et provoque une mini-émeute dans la cour d&#8217;Eton College.</p>
<p><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/04/my-week-with-marilyn-monroe.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2025" style="margin-top: 20px; margin-bottom: 20px;" title="my-week-with-marilyn-monroe" src="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/04/my-week-with-marilyn-monroe-e1334573205174.jpg" alt="" width="600" height="367" /></a></p>
<p>Charming, isn&#8217;t it ?</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Florence</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 12:57:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Street Reading]]></category>
		<category><![CDATA[American rigolo]]></category>
		<category><![CDATA[B. Bryson]]></category>
		<category><![CDATA[Motel Blues]]></category>
		<category><![CDATA[Payot]]></category>
		<category><![CDATA[The Lost Continent: Travels in Small-Town America]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me suis assise en face de Florence, et on s&#8217;est décalées en même temps vers la fenêtre pour laisser d&#8217;autres gens s&#8217;asseoir, en échangeant un sourire. Elle s&#8217;est replongée dans sa lecture, et je n&#8217;osais pas l&#8217;interrompre, doublement concentrée qu&#8217;elle était : livre + casque sur les oreilles. Mais je voyais les stations passer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/04/Florence_2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2010" style="margin-bottom: 30px;" title="Florence_2" src="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/04/Florence_2.jpg" alt="" width="600" height="448" /></a></p>
<p>Je me suis assise en face de Florence, et on s&#8217;est décalées en même  temps vers la fenêtre pour laisser d&#8217;autres gens s&#8217;asseoir, en échangeant  un sourire. Elle s&#8217;est replongée dans sa lecture, et je n&#8217;osais  pas l&#8217;interrompre, doublement concentrée qu&#8217;elle était : livre + casque  sur les oreilles.<br />
Mais je voyais les stations passer et son livre, <em>Motel Blues</em>, avait l&#8217;air pas mal.</p>
<p><span id="more-2009"></span></p>
<p>Il s&#8217;est passé ce petit truc qui se passe souvent au niveau de mon  diaphragme quand je prends mon courage à deux mains avant d&#8217;aborder  quelqu&#8217;un. On respire et on y va !</p>
<p>Je m&#8217;y suis reprise à deux fois et Florence a enlevé ses écouteurs avant d&#8217;accueillir ma demande d&#8217;un grand sourire.<br />
Elle m&#8217;a expliqué :<br />
<em>- L&#8217;auteur, Bill Bryson, est américain. C&#8217;est un journaliste qui a passé la plus grande partie de sa vie en Grande-Bretagne. Peut-être que vous l&#8217;avez  déjà lu, il a aussi écrit </em>American Rigolo<em>.<br />
- Ah non, je ne connais pas.<br />
- Bon. Donc, ce journaliste vit en Angleterre, et à la mort de son père, il décide de  retourner aux Etats-Unis. Il vient d&#8217;un trou paumé de l&#8217;Iowa et il a  toujours considéré que les paysans américains étaient des bouseux sans  intérêt, ambiance &laquo;&nbsp;ça va bien deux secondes, mais bon&nbsp;&raquo;. Alors, de la  maison où il a grandi, il reprend la route qu&#8217;il empruntait avec ses  parents quand la famille partait en vacances. Mais cette route se  prolonge, et finalement, il   fait un très long voyage, qui consiste en  deux grandes boucles au cœur des Etats-Unis.</em></p>
<p>Florence m&#8217;a alors montré la carte de des voyages en question, deux grandes ailes de  papillons, l&#8217;une à l&#8217;Est, l&#8217;autre à l&#8217;Ouest du territoire américain. Depuis, j&#8217;ai fait des recherches, et le titre original de Motel Blues, publié en 1989 est <em>The Lost Continent: Travels in Small-Town America<em>, </em></em>ce qui en dit déjà pas mal selon moi.<br />
<em></em></p>
<p><em>- Et là, j&#8217;ai pas encore fini la première boucle&#8230; Et c&#8217;est très joli ! </em>(ndlr : encore avec un grand sourire)<em>.</em></p>
<p>On est vite descendues du métro, et comme j&#8217;étais un peu en retard au cinéma, on n&#8217;a pas discuté autant que j&#8217;aurais voulu.</p>
<p>Florence m&#8217;a demandé ce que j&#8217;allais voir.<br />
- Aux yeux de tous&#8230; <em>Et après j&#8217;irai voir</em> My week with Marilyn (quand on sait que ce jour-là j&#8217;avais déjà vu <em>A moi seule</em>, je pouvais avoir l&#8217;air d&#8217;une grande malade).<br />
Florence m&#8217;a répondu :<br />
<em>- J&#8217;ai été voir </em>Perfect Sense,<em> je pensais que ce serait un navet  intersidéral, et en fait, non, c&#8217;est pas mal, j&#8217;ai même trouvé la fin assez gonflée&#8230;<br />
- Mais je vois pas du tout de quel film il s&#8217;agit&#8230;</em></p>
<p>Après quelques détails donnés par Florence, j&#8217;ai réalisé qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un film sur une histoire de contagion.</p>
<p><em>- Ah, oui, je vois, ces thématiques m&#8217;interpellent toujours</em> (ndlr : mais je  ne vois pas ces films, sinon je suis bonne pour virer phobique. Vous vous rappelez des gens qui se baladaient avec un masque chirurgical  pendant la grippe A ? C&#8217;était moi. Ah oui, j&#8217;ai aussi peur de me faire assassiner dans la salle quand il m&#8217;arrive d&#8217;aller voir un film d&#8217;horreur, mais c&#8217;est une autre histoire&#8230;)<br />
<em>- Ah mais non, là, ça rend pas parano, en fait, la contamination n&#8217;est qu&#8217;un prétexte, finalement, ce n&#8217;est pas le cœur du film</em>.</p>
<p>On s&#8217;est dit au revoir et j&#8217;ai foncé à Bibli, où bien sûr, et pour ne  rien changer à mes habitudes récentes (remarquez, avant, je m&#8217;endormais, je sais pas ce qui est mieux&#8230; ou pire), j&#8217;ai raté les cinq premières  minutes <em>d&#8217;Aux yeux de tous</em>&#8230; ce qui ne m&#8217;a pas empêchée de me laisser embarquer.</p>
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		<title>La déchirure</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 14:32:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lis ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[10/18]]></category>
		<category><![CDATA[Ce qu'il advint du sauvage blanc...]]></category>
		<category><![CDATA[Gaïa]]></category>
		<category><![CDATA[Gibert Jeune]]></category>
		<category><![CDATA[Gibert Jospeh]]></category>
		<category><![CDATA[H. Wassmo]]></category>
		<category><![CDATA[Le livre de Dina]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;autre jour, j&#8217;ai failli divorcer. 16h34 : sms de J.-C. &#171;&#160;Tu as moyen avant mercredi matin de m&#8217;acheter l&#8217;intégrale du Livre de Dina en belle édition : kdo client&#160;&#187;. Belle édition, c&#8217;est chez Gaïa, dans une espèce de collection poche, imprimée sur le papier rose dont je vous ai déjà parlé ici. Je suis une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/04/photo.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1996" style="margin-bottom: 30px;" title="photo" src="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/04/photo.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
<p>L&#8217;autre jour, j&#8217;ai failli divorcer.</p>
<p><strong>16h34</strong> : sms de J.-C. <em>&laquo;&nbsp;Tu as moyen avant mercredi matin de m&#8217;acheter l&#8217;intégrale du </em>Livre de Dina<em> en belle édition : kdo client&nbsp;&raquo;</em>. Belle édition, c&#8217;est chez Gaïa, dans une espèce de collection poche, imprimée sur le papier rose dont je vous ai déjà parlé ici.</p>
<p>Je suis une pro du <em>Livre de Dina</em>. En plus, je suis une pro de <a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/les-17-trucs-que-j%E2%80%99aime-dans-ma-librairie-preferee.html" target="_blank">traîner chez Gibert</a>. Et surtout, comme chacun sais, je suis Wonder Woman.</p>
<p><span id="more-1988"></span></p>
<p>Je  garde le réflexe de regarder le rayon littérature scandinave depuis  que  j&#8217;ai constitué ma collection de cette saga à coup de visites  régulières  chez Gibert il y a cinq ou six ans. Donc, je sais que Gaïa n&#8217;imprime plus sur papier rose, mais qu&#8217;en plus <em>Le Livre de Dina</em> devient impossible à trouver dans cette édition-là, même d&#8217;occas&#8217;.</p>
<p><strong>16h34&#8217;02&#8243;</strong> Je réponds : <em>&laquo;&nbsp;Ça paraît compliqué car notre édition ne se fait plus. Peut-être chez Gibert demain matin mais pas sûr&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p><strong>16h34&#8217;08&#8243; </strong>J.-C. : <em>&laquo;&nbsp;Tu bosses demain ou pas ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>J.-C. ne sais jamais quand je bosse ou pas. Je finis par penser qu&#8217;il ne m&#8217;écoute pas et ça me rappelle un livre de Nicole de Buron qui s&#8217;appelle <em>Chéri, tu m&#8217;écoutes ?</em></p>
<p><strong>18h00</strong> Je quitte le boulot. Entretemps, on a échangé 12 sms. C&#8217;est passé par <em>&laquo;&nbsp;J&#8217;y vais moi -t&#8217;y vas toi&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;Ça ferme à 20.00&#8230; -ah cool je peux y aller&nbsp;&raquo;</em>,<em> &laquo;&nbsp;Et sinon dans une autre édition ? -Soit c&#8217;est poche, soit c&#8217;est moche&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;T&#8217;es sûre ? -oui je suis sûre&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;C&#8217;est Gibert jaune ou Gibert bleu -C&#8217;est le bleu mais tu peux essayer au jaune aussi&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Ok et à la librairie du quartier ? -Ils auront pas&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;T&#8217;es sûre ?? Oui je suis sûre&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Attend je les appelle&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;En fait ils l&#8217;ont -Chez Gaïa ? -Oui chez Gaïa -T&#8217;es sûr ? -Ah non en fait c&#8217;est 10/18 -Ils sont jolis les 10/18 remarque&nbsp;&raquo;&#8230;</em></p>
<p>Bref, J.-C. doit me tenir au courant pour que je sache si je fais un détour pour aller à la librairie ou pas. <em><br />
</em></p>
<p><strong>18h15</strong> : j&#8217;appelle E. C&#8217;est mon moment de papotage hystérique avant de récupérer mon diablotin. Ma soupape avant de devenir Wonder Mother.</p>
<p><strong>18h15&#8217;02&#8243;</strong> double appel : <em>&laquo;&nbsp;attends, c&#8217;est J.-C., faut que je le prenne&#8230; -Vas-y, vas-y&nbsp;&raquo; &#8230;<br />
&laquo;&nbsp;Allô mon amour ? Ok. T&#8217;inquiète je m&#8217;en occupe&nbsp;&raquo;</em>&#8230;<br />
<strong>18h16&#8217;12&#8243;</strong> <em>&laquo;&nbsp;E. ? C&#8217;est bon. On est en crise de nerf pour trouver </em>Le Livre de Dina<em> pour un de ses clients et moi qui suis une pro du </em>Livre de Dina<em> et blablabli et blablabla&#8230;</em>&nbsp;&raquo;<br />
<strong>18h16&#8217;48&#8243;</strong> <em>&laquo;&nbsp;<span style="text-decoration: line-through;">Merde</span>, attends c&#8217;est encore J.-C.&nbsp;&raquo; &#8230; &laquo;&nbsp;ALLÔÔÔ ???? Oui ouiiiiiiii je m&#8217;en occupe&nbsp;&raquo;</em> (Mais il m&#8217;écoute pas ou quoi ????) &#8230;<br />
<strong>18h17&#8217;12&#8243; </strong><em>&laquo;&nbsp;Allô E. ? Allô ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>E. a dû raccrocher. Grrrrrrr.</p>
<p>Allez, no soupape, no stress.</p>
<p>Ventre à terre, je traîne mon diablotin dans le quartier. La première librairie est fermée le lundi.  Faut se dépêcher pour arriver à celle où J.-C. a fait mettre <em>Le Livre de Dina</em> en 10/18 de côté avant qu&#8217;elle ferme. Pendu à mon bras, mon petit diable chouine, mais j&#8217;avance, vaillante.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;T&#8217;inquiète pas mon chéri, on va rentrer à la maison, on cherche  juste un livre pour papa. Youhou, regarde les petits poussins dans cette  vitrine. Viens, on va voir si il y en a plus loin&#8230; Non mon cœur,  maman a mal au dos, maman ne peut pas te porter, youhou, viens voir les  petits poussins&#8230; aller, on court ? Non ? Bon. Non mon chéri maman ne  peut pas te porter, elle a ses escarpins et elle ne pensait pas ce matin  qu&#8217;il faudrait monter la rue des Martyrs au pas de course&#8230; Si tu  continues je te laisse là et le vilain monsieur va venir te chercher mon  cœur&#8230;.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><em> </em>J&#8217;entre dans la librairie, je prends les 5 premiers volumes, J.-C. passera chez Gibert pour les 3 derniers. Ça paraît compliqué comme ça, mais on a assuré nos arrières.</p>
<p><em>- Vous voulez un paquet ?<br />
- Non merci, comme mon mari arrive plus tard avec la suite, on le fera.</em></p>
<p>Mission accomplie.</p>
<p><strong>20h35</strong> J.-C. arrive et me tend un paquet cadeau. Il a quand même pas fait emballer à part les trois derniers volumes du <em>Livre de Dina</em> ???</p>
<p>Moi : <em>&laquo;&nbsp;Mais non, fallait pas le faire emballer, puisqu&#8217;il faut que j&#8217;ajoute ceux que j&#8217;ai achetés&#8230;&nbsp;&raquo;</em><br />
Lui : <em>&laquo;&nbsp;Tu les as achetés !? Mais on se comprend pas ou quoi ? Pourquoi crois-tu que je suis passé chez Gibert ?????<br />
</em>Moi :<em> &laquo;&nbsp;mais tu te <span style="text-decoration: line-through;">fous</span> moques de moi, tu me stresses pour que j&#8217;aille à la librairie et tu rachètes l&#8217;intégrale de ton côté ???? J&#8217;ai traîné C. dans tout le quartier !!!!&nbsp;&raquo;<br />
</em>Lui :<em> &laquo;&nbsp;mais je t&#8217;ai dit que je voulais pas en poche, ça fait trop cheap pour un cadeau client&nbsp;&raquo;<br />
</em>Moi : <em>&laquo;&nbsp;n&#8217;importe quoi, tu m&#8217;as dit que tu les avais fait mettre de côté ! Ils sont beaux les 10/18 d&#8217;abord ! Plus que l&#8217;horreur que tu viens d&#8217;acheter !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Ce que je ne savais pas, à ce moment où ma voix montait dans les aigus, c&#8217;est qu&#8217;en fait, le cadeau que J.-C. me tendait, il était pour moi&#8230;</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Rhhooooo, c&#8217;est pour moi ! Mais pourquoi ? Merci merci mon amour&#8230; C&#8217;est quoi ????&#8230;  Mais ?!? Il est déchiré !&nbsp;&raquo; </em></p>
<p>C&#8217;était<em> <a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/2012/03/20/le-sauvage-blanc-lhomme-qui-est-la-sans-y-etre/#xtor=RSS-32280322" target="_blank">Ce qu&#8217;il advint du sauvage blanc</a>.</em> J.-C. l&#8217;avait acheté d&#8217;occas&#8217; et il avait voulu enlever l&#8217;étiquette jaune sur la tranche, mais il savait pas que souvent, y a un bout de la couverture qui vient<em> </em>avec<em>. </em>Alors que moi qui suis une pro de traîner chez Gibert (et qui écoute toujours quand mon mari me parle, mais c&#8217;est une autre histoire), JE SAIS.<em><br />
</em></p>
<p>BILAN DE LA JOURNÉE</p>
<p>1,5 <em>Livre de Dina</em> acheté,<br />
20 sms + 2 coups de fil pour s&#8217;apercevoir qu&#8217;en fait, on ne se comprend pas,<br />
1 livre déchiré, appétissant cependant, de plus dans ma pile de livres à lire,</p>
<p>Et toujours, de temps à autre, des petits cadeaux, comme ça, pour rien.</p>
<p>Après tout, c&#8217;est pas si grave, si on ne s&#8217;écoute pas.</p>
<p><em><br />
</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
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		<title>Bye bye Blondie</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 15:27:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Seen on screen]]></category>
		<category><![CDATA[B. Jaquot]]></category>
		<category><![CDATA[D. Kruger]]></category>
		<category><![CDATA[L. Seydoux]]></category>
		<category><![CDATA[Les adieux à la reine]]></category>
		<category><![CDATA[N. Lvovsky]]></category>

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		<description><![CDATA[Sidonie Laborde (Léa Seydoux) arrive à la hâte pour faire la lecture à la reine (Diane Kruger). Mme Campan (Noémie Lvovsky) lui annonce que Marie Antoinette est d&#8217;humeur maussade. Sidonie spontanée, propose &#171;&#160;Monsieur Marivaux&#160;&#187;. Mme Campan répond &#171;&#160;non non, trop futile. Pourquoi pas l&#8217;Oraison funèbre de Marie-Thérèse d’Autriche&#160;&#187; (mère de Marie Antoinette) de Monsieur Bossuet. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/03/LES-ADIEUX-A-LA-REINE-Photo-2-HD-c-Carole-Bethuel.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1975" style="margin-bottom: 30px;" title="LES ADIEUX A LA REINE Photo 2 HD (c) Carole Bethuel" src="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/03/LES-ADIEUX-A-LA-REINE-Photo-2-HD-c-Carole-Bethuel.jpg" alt="" width="600" height="337" /></a></p>
<p>Sidonie Laborde (Léa Seydoux) arrive à la hâte pour faire la lecture à la reine (Diane Kruger). Mme Campan (Noémie Lvovsky) lui annonce que Marie Antoinette est d&#8217;humeur maussade.</p>
<p>Sidonie spontanée, propose <em>&laquo;&nbsp;Monsieur Marivaux&nbsp;&raquo;</em>. Mme Campan répond <em>&laquo;&nbsp;non non, trop futile. Pourquoi pas l&#8217;Oraison funèbre de Marie-Thérèse d’Autriche&nbsp;&raquo;</em> (mère de Marie Antoinette)<em> de Monsieur Bossuet. Tout ce qui peut lui rappeler l&#8217;Autriche est bienvenu&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p><span id="more-1800"></span></p>
<p>Vous liriez l&#8217;oraison funèbre de votre mère pour vous remonter le moral, vous ?</p>
<p>Moi non. Marie Antoinette non plus. Ça se termine donc par une lecture à deux voix de Marivaux. Pas celle de<em> La Vie de Marianne</em>, proposée par Sidonie, car la reine entend mieux le théâtre. Ce sera donc<em> Félicie</em>.</p>
<p>Plus loin dans <em>Les Adieux à la reine</em>, et dans le contexte chaotique que constitue la chute de la monarchie à partir du 14 juillet 1789, il ne sera plus beaucoup question de lecture. Si un peu. J&#8217;ai attrapé à la volée <em>Le dictionnaire des chiens célèbres </em>si j&#8217;ai bien entendu, <em>La Princesse de Clèves</em> et je, crois, le <em>Spectacle de la nature</em> de l&#8217;Abbé Pluche&#8230;.</p>
<p>En même temps, vous liriez, vous, si Paris s&#8217;apprêtait à vous trancher la tête ?</p>
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		<title>It&#8217;s complicated</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Mar 2012 14:30:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[D. de Vigan]]></category>
		<category><![CDATA[JC Lattès]]></category>
		<category><![CDATA[Rien ne s'oppose à la nuit]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;origine, et bien que Lucile fût très jolie sur la couverture, je n&#8217;avais pas très envie de lire Rien ne s&#8217;oppose à la nuit. Sans doute était-il trop exposé dans les médias. Et, puriste, j&#8217;avais envie, quitte à découvrir cet auteur, de lire No et moi en premier. Que voulez-vous, j&#8217;aime bien que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/03/IMG_0845.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1967" style="margin-bottom: 30px;" title="IMG_0845" src="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/03/IMG_0845.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a></p>
<p>A l&#8217;origine, et bien que Lucile fût très jolie sur la couverture, je n&#8217;avais pas très envie de lire <a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/?p=1960" target="_self"><em>Rien ne s&#8217;oppose à la nuit</em></a>. Sans doute était-il trop exposé dans les médias. Et, puriste, j&#8217;avais envie, quitte à découvrir cet auteur, de lire <em>No et moi</em> en premier.</p>
<p>Que voulez-vous, j&#8217;aime bien que les choses soient en ordre.</p>
<p><span id="more-1966"></span></p>
<p>Mais à force de voir des copines statuter ou twitouiller qu&#8217;elles étaient épatées, sans voix ou bouleversées, j&#8217;ai décidé de me lancer. Moi aussi je voulais ma part de cette belle bouffée d&#8217;émotion et pourquoi pas un bon gros chagrin. J&#8217;aime pleurer à chaudes larmes, ce qui parfois désarme un peu J.-C.</p>
<p>Je me suis donc lancée, contre l&#8217;avis de la libraire et pas très sûre de mon choix. Mais quelques jours plus tard, je lui ai dit : &laquo;&nbsp;<em>ah si, finalement, j&#8217;aime bien</em>&laquo;&nbsp;. Je n&#8217;avais pas non plus envie de me rouler par terre d&#8217;extase (symptôme d&#8217;émotion intense chez moi &#8211; imaginez mon mariage). Mais j&#8217;aimais assez. D&#8217;abord, c&#8217;était très joliment écrit. Puis ça dépeignait une famille très nombreuse, celle fondée par Georges et Liane, la mère de Lucile et grand-mère de Delphine, à la fin des années 40, au début des années 50,  avec tout ce qu&#8217;une tribu peut présenter de turbulence joyeuse. Ça se passait dans mon quartier, et j&#8217;apprécie toujours de me déplacer dans un décor familier avec les personnages de romans. Genre ouais, j&#8217;connais.</p>
<p>Sauf que justement, ce n&#8217;était pas un roman mais un récit. L&#8217;histoire de la famille de Delphine de Vigan est jalonnée de drames terribles. Elle la reconstitue à force d&#8217;enquête minutieuse et de confrontation avec les frères et sœurs de sa mère, de consultation des archives familiales. Elle aborde avec finesse des thèmes délicats : l&#8217;inceste, la mort, la folie, la dépression, la famille&#8230;</p>
<p>Pourtant je l&#8217;ai refermé sans avoir versé une larme. Sans même savoir si je l&#8217;avais aimé ou non. Je ne pouvais que louer le travail et le courage de Delphine, qui avait osé s&#8217;attaquer à un sujet lourd s&#8217;il en est : dresser le portrait d&#8217;une mère profondément malade, qui a fini par se donner la mort en 2008, à soixante-et-un ans. Fouiller un passé qui la hante et se confronter aux tabous pour accepter finalement de ne pas trouver de réponse.</p>
<p>Et je ressentais une forme de malaise. Je m&#8217;étais sentie du début à la fin étrangère à ce récit, dont je ne savais pas trop quel était le cœur &#8211; Liane, la source de tout ? Lucile ? Delphine elle-même et le cri qu&#8217;elle pousse à travers ce texte pour se délivrer d&#8217;une mémoire trop lourde ? Fallait-il vraiment donner à lire ces vies ? Je sais que Delphine s&#8217;est posé mille fois la question. J&#8217;aimais assez peu, par ailleurs, ces passages dans lesquels elle confie  les doutes et les interrogations qui ont jalonné le travail d&#8217;écriture.  Avec le recul, je comprends qu&#8217;ils étaient nécessaires.</p>
<p>Ô frustration.</p>
<p>Pourtant, des semaines plus tard, je manipule à nouveau le livre pour vous en parler. Je retrouve cette écriture délicate. Je m&#8217;aperçois que je n&#8217;ai rien oublié de cette histoire. Je repense souvent à certaines phrases&#8230; A propos de Tom, le petit frère trisomique : <em>&laquo;&nbsp;Tom était un chagrin que ses parents avaient su transformer en cadeau. Un cadeau qui prenait beaucoup de place&nbsp;&raquo;</em>. Ou à propos d&#8217;un documentaire réalisée sur la famille de Georges et Liane en 1968 : <em>&laquo;&nbsp;On est au cœur du mythe. Le film est à l&#8217;image de la légende que Liane et Georges écrivent à mesure qu&#8217;ils la construisent.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Je vis un peu avec.</p>
<p>M&#8217;aurait-il touché sans que je m&#8217;en aperçoive ?</p>
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		<title>Rien ne s&#8217;oppose à la nuit</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Mar 2012 13:09:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[D. de Vigan]]></category>
		<category><![CDATA[JC Lattès]]></category>
		<category><![CDATA[Rien ne s'oppose à la nuit]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;C&#8217;est elle, c&#8217;est Lucile&#160;&#187;, m&#8217;a dit B. en me montrant la photo de couverture de ce roman. &#171;&#160;Lucile toujours  s&#8217;installait sur le même banc, un peu à l&#8217;écart, mais suffisamment proche du point stratégique que constituaient les trapèzes et les balançoires, idéal pour une vision d&#8217;ensemble. Parfois elle acceptait de jouer avec les autres, parfois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/03/IMG_0851_2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1959" style="margin-bottom: 30px;" title="IMG_0851_2" src="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/03/IMG_0851_2.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est elle, c&#8217;est Lucile&nbsp;&raquo;</em>, m&#8217;a dit B. en me montrant la photo de couverture de ce roman.<a href="http://www.jesuisvenuetelire.fr/wp-content/uploads/2012/03/IMG_0851_2.jpg"></a></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Lucile toujours  s&#8217;installait sur le même banc, un peu à l&#8217;écart, mais suffisamment proche du point stratégique que constituaient les trapèzes et les balançoires, idéal pour une vision d&#8217;ensemble. Parfois elle acceptait de jouer avec les autres, parfois elle restait là, </em>à trier dans sa tête<em>, expliquait-elle, mais elle ne précisait jamais quoi, ou seulement d&#8217;un geste vague désignait l&#8217;alentour&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: right;"><em>Rien ne s&#8217;oppose à la nuit</em>, Delphine de Vigan<br />
JC Lattès, 2011</p>
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