Archive for the 'Street Reading' Categorie


Gilles 0

Samedi, je suis sortie de mon cours de danse plus hirsute et rouge que jamais. Il faut dire qu’on répète un spectacle auquel je ne pourrai pas participer mais je me donne à méga-fond comme si je devais en être parce que c’est trop bien cette choré sur Cabaret, je vous jure, je me croirais dans Fame, ou Un, dos, tres pour les plus jeunes – oui, j’ai regardé des séries pour ado très longtemps.

Bref. Je suis entrée dans le métro et juste après moi, une femme qui lisait Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire. J’ai eu envie de l’aborder, mais trop hirsute et encore essoufflée, j’ai laissé tomber.

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Mina 5

Mina lisait La Musique de Mishima en en écoutant.

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Florence 5

Je me suis assise en face de Florence, et on s’est décalées en même temps vers la fenêtre pour laisser d’autres gens s’asseoir, en échangeant un sourire. Elle s’est replongée dans sa lecture, et je n’osais pas l’interrompre, doublement concentrée qu’elle était : livre + casque sur les oreilles.
Mais je voyais les stations passer et son livre, Motel Blues, avait l’air pas mal.

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Romain 0

Il fallait que je sois pressée pour aborder Romain. J’allais entrer dans la bouche de métro quand je l’ai vu de l’autre côté de la rambarde. J’ai été interpellée par ce qu’il lisait, la couverture me semblait familière. J’ai mis quelques secondes à me rappeler du titre. Et puis j’ai compris que Romain lisait Les Revenants, de Laura Kashischke.

- C’est ma copine, qui me l’a conseillé, m’a dit Romain, quand je lui ai demandé pourquoi il lisait ce livre-là.

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Secret bien gardé… 0

…au chaud au fond d’une poche ?
Ou partagé pendant une longue discussion autour d’un citron chaud qui nous troue l’estomac ?

Le sens du bonheur, Krishnamurti
Point Deux, Stock.

Pauline 4

Samedi, je traînais des pieds pour aller à la danse.

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Mathilde 6

Quand j’ai vu Mathilde sortir Où on va, Papa ? de son sac, je me suis dit : si dans deux stations elle n’est pas descendue, je lui parle. Ce n’est pas très téméraire. A ma décharge, j’étais encore toute cotonneuse après cette heure de sommeil supplémentaire durement gagnée et grandement appréciée…

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Stéphane 2

Dimanche, j’étais en pleine jungle urbaine. Entendez au beau milieu du square d’Anvers, « petite section ». Un dimanche après-midi de brocante au cours duquel il n’a plu que trois fois par heure. Oui. La veille de la rentrée. Oui oui. Cette même jungle où la loi du pousse-toi-d’là-que-j’m'y-mette dispute la première place à celle du ton-jouet-a-l’air-sympa-viens-par-ici-que-je-te-le-pique.

Quand j’y suis, j’ai les deux yeux accrochés à mon petit chou. Quand ce ne sont pas les mains… Mais J.-C. mon sauveur était là.
J’avais donc les deux yeux rivés sur Stéphane, qui semblait serein, assis en tailleur dans l’aire de jeu.

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Morgane 2

Vendredi soir, j’attendais le bus en téléphonant à J.-C. (toujours cette histoire de ne pas pouvoir me déplacer sans parler).

Soudain, j’ai senti deux-trois gouttes, puis dix, puis un torrent s’est abattu sur mes pieds – spécialement chaussés pour cette journée où la pluie menaçait par des chaussures qui avaient survécu à ça, car je suis devenue une femme prévoyante qui, lasse de tâcher systématiquement de gras des vêtements neufs, a aussi toujours dans son sac une petite bombe de Terre de Sommière.

J’ai essayé de m’échapper, fait quelques sauts de cabri maladroits pour sortir de l’arrêt de bus, poussé de petits cris hystériques. Trop tard : j’avais les pieds trempés.

J’ai échangé quelques regards amusés avec les gens qui attendaient aussi et qui, eux, avaient échappé à la vengeance pas masquée du camion de nettoyage, parce qu’eux n’étaient pas au téléphone. Notamment avec Morgane. Je me suis dit – notez que même les pieds trempés, je ne perds pas le Nord – que je devrais lui demander si elle avait un livre dans son sac quand justement elle en a sorti un. Lire la suite »

Emilie et Elisa 2

Elisa et Emilie se sont installées juste après moi. La rame était presque vide pour une fois. Et pour une fois, je n’avais pas le nez dans mon propre bouquin. J’ai mis un terme à ma conversation téléphonique (toujours cette histoire de trajet que je ne peux pas faire sans parler…) et j’ai surmonté la timidité qui m’étreint depuis de trop longues semaines (promis, après les vacances, je serai reposée et débarrassée de ma timidité : je n’en parlerai plus).

Elles ont paru surprises, mais ont été d’accord pour que je les photographie.

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