Archive for the 'Critiques chroniques' Categorie


Long week-end 0

Ce week-end n’a pas été long pour moi. Mais quand je me suis réveillée dimanche matin à Grenoble, la flaque de soleil – une fois n’est pas coutume – qui éclaboussait le canapé du salon m’a paru être le décor idéal pour ce bijou de roman.

Je reviendrai plus tard pour vous en parler.

Bécots !

Esprit, es-tu là ? 3

Quand j’ai croisé V. à la sortie du métro, je lui ai dit :

- tu sais, je pensais justement à toi, car j’étais plongée dans Les Revenants et vraiment… j’aime bien…
- ah oui, mais tu sais, ce week-end, j’ai trié plein de magazines, et j’ai vu que les critiques en disent vraiment du bien… comme si celui-là avait quelque chose de plus.

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Chansons pour la fille du boucher 0

« Ayant passé sa vie non seulement à écrire mais à lire de la littérature yiddish, Malpesh semble avoir raconté son existence comme s’il avait vécu dans le monde fictionnel plutôt que factuel de sa propre communauté. Il ne s’agit pas de dire qu’il a inventé des détails de son existence, mais de suggérer qu’il vivait dans un monde façonné par les livres plutôt que par la réalité de son environnement ».

A méditer.

Chansons pour la fille du boucher, Peter Manseau
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Antoine Cazé
Christian Bourgois Editeur

It’s complicated 7

A l’origine, et bien que Lucile fût très jolie sur la couverture, je n’avais pas très envie de lire Rien ne s’oppose à la nuit. Sans doute était-il trop exposé dans les médias. Et, puriste, j’avais envie, quitte à découvrir cet auteur, de lire No et moi en premier.

Que voulez-vous, j’aime bien que les choses soient en ordre.

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Rien ne s’oppose à la nuit 4

« C’est elle, c’est Lucile », m’a dit B. en me montrant la photo de couverture de ce roman.

« Lucile toujours  s’installait sur le même banc, un peu à l’écart, mais suffisamment proche du point stratégique que constituaient les trapèzes et les balançoires, idéal pour une vision d’ensemble. Parfois elle acceptait de jouer avec les autres, parfois elle restait là, à trier dans sa tête, expliquait-elle, mais elle ne précisait jamais quoi, ou seulement d’un geste vague désignait l’alentour ».

Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan
JC Lattès, 2011

Ta mère en slip 5

Les époux Ransome sont terriblement choqués de découvrir un beau soir qu’ils ont été cambriolés. Et pas qu’un peu. Je peux vous dire que mes trois cambriolages n’étaient pas grand’chose comparé au déstockage total de leur appartement.

Plus rien. Plus rien. Plus rien. « (…) les cambrioleurs avaient poussé la conscience professionnelle jusqu’à emporter le rouleau de papier hygiénique ainsi que son support ». Chez nous ils n’avaient pas été jusque là, mais quand même, se faire vider une bouteille de parfum et piquer son mascara ainsi que sa lessive, en plus des bijoux de famille – les vrais, hein – ça fait bizarre j’vous jure.

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La mise à nu des époux Ransome 3

Quand je-sais-plus-qui m’a dit que cette photo était un peu olé-olé, j’ai dit que non mais, fallait pas trouver un titre pareil aussi. Et que tant qu’à avoir entrepris une véritable mission de spéléo pour retrouver mes Barbies, autant les photographier sous toutes les coutures.

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Meurtre mystérieux à… 3

La libraire a voulu faire un test.

« Ici, personne d’autre que moi n’a aimé ce livre », m’a-t-elle dit en me le proposant. Ce qui m’a fait aussitôt envie comme vous pouvez l’imaginer. En fait, ce qui m’a fait envie, c’est plutôt les étoiles qu’elle avait dans les yeux en m’en parlant.

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tangente vers l’est 4

J’aime imiter les titres sans majuscule de Verticales.
J’aime ces couleurs aussi. Le kaki du treillis qui fait écho à celui de la photo.

J’aime comme Maylis de Kerangal décrit ce qu’Aliocha redoute de la Sibérie.


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Lignes de fuite 11

Après mon post d’anniversaire, j’ai reçu un mail de G. Elle m’informait que le nouveau roman de Maylis de Kerangal était sorti et « hautement recommandable ». Mais où avais-je la tête pour ne pas l’avoir vu ? Heureusement qu’il y a des gens bien intentionnés.
J’ai pris mon pas le plus décidé pour entrer dans la librairie d’en-bas.
J’ai un peu cherché, pas trop, je savais qu’il serait sans doute en bonne place. Je l’ai trouvé, payé.

Puis je suis rentrée.

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