Autopsy of a murderer

J’ai du mal à pondre ce post. Peut-être parce que j’ai un mouchoir dans une main et que taper à deux doigts, ça prend du temps.

Pourtant, La Cité des Jarres fut vraiment un bon moment de lecture. Je me suis laissée prendre au jeu avec enthousiasme, je l’ai lu vite et je pense même qu’à un moment, J.-C. a eu droit à un « chut, je lis » avec le petit claquement de langue exaspéré qui va avec.

Tout commence avec le cadavre d’un vieux solitaire, trois mots griffonnés à la hâte et un inspecteur (pour ceux qui connaissent Indridason, c’est une enquête de l’inspecteur Erlendur Sveinsson), vieillissant, perclus de vieilles douleurs physiques et psychologiques.

« - N’avons nous pas affaire à un meurtre typiquement islandais ? demanda Sigurdur Oli, entré sans qu’Erlendur le remarque, debout à côté du cadavre.
- Hein ? répondit Erlendur, absorbé dans ses pensées.
- Un truc dégoûtant, gratuit et commis sans même essayer de le maquiller, de brouiller les pistes ou de dissimuler les preuves.
- Oui, oui, répondit Erlendur. Un meurtre islandais, bête et méchant ».

Ce que ne savent pas les enquêteurs à ce stade, c’est que oui, justement le meurtre est typiquement islandais. Pas parce qu’il est bête et méchant comme ils l’imaginent, mais plutôt parce que le meurtrier n’aurait jamais eu ce mobile ailleurs qu’en Islande, justement.

L’intrigue est bien construite, l’enquête bien narrée (du genre à vous distiller des informations partielles qui vous donnent envie de sauter des pages pour voir ce qu’il y a d’écrit sur ce fameux bout de papier, non mais). Assez banale finalement et c’est sans doute pour ça que j’ai mis tant de temps à vous en parler.

Ce qui est le plus intéressant à mes yeux réside dans le fait que cette intrigue fait écho à un scandale. En 1998, la société DeCode Genetics avait obtenu un monopole pour exploiter le patrimoine génétique des Islandais. Son fondateur faisait miroiter la découverte des origines de certaines maladies, comme le diabète. Il se basait sur le fait que la population islandaise, par l’isolement dans lequel elle a longtemps vécu, a un patrimoine génétique très pur. Activité qui fit grincer beaucoup de dents.

Je ne veux pas vous en dire plus, mais cette particularité est intégrée à l’enquête et la question de l’hérédité y est traitée avec beaucoup d’habileté.

Bon, ben maintenant, j’ai le nez tout irrité.

Vous croyez que c’est de famille ?

1 Comment so far

  1. E.b, 14 février, 2012

    J’ai beaucoup aimé ce livre : « jarres-tais » pas de le conseiller à l’époque ;-)

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