Paris-Montréal 0
Sinon dans Café de Flore, de Jean-Marc Vallée, que moi et Jaja on a beaucoup aimé un beau matin où il faisait froid même si c’est pas le cas de tout le monde, il y a Vanessa Paradis qui aurait fait une parfaite street readeuse.
Sinon dans Café de Flore, de Jean-Marc Vallée, que moi et Jaja on a beaucoup aimé un beau matin où il faisait froid même si c’est pas le cas de tout le monde, il y a Vanessa Paradis qui aurait fait une parfaite street readeuse.
L’autre jour, en sortant de la danse, on a fait un petit pot de fin d’année.
On est allées au Piston Pélican. Au milieu de la soirée, on a eu faim, alors on est allées chercher des burgers maliens – si si je vous jure – rue Planchat. On a pic-niqué là et on a continué à papoter.
Je n’avais jamais pris le temps de discuter fin des cours de danse et j’attendais ça avec impatience.
J’avais l’impression d’avoir la permission de minuit, c’était sympa.
Quand j’ai acheté Les Voleurs de Manhattan, j’étais surtout impatiente de lire un nouveau titre de la collection Americana de Gallmeister. J’avais tant aimé Totally Killer que j’espérais en retrouver l’esprit dans ce roman d’Adam Langer.
Quand je l’ai ouvert la première fois, je l’ai refermé aussitôt après avoir lu quelques lignes.
Je le sentais pas.
Samedi, avec J.-C., on a enfin pu aller voir Moonrise Kingdom. C’était le dernier jour d’une diète cinématographique hyper pénible en ce qui me concerne. Un intermède délicat et délicieux, qui nous a laissés avec des sourires béats. Je passerai sur l’accumulation de détails charmants et le montage au rythme parfait pour vous parler de cette délicieuse fillette à la gueule tout de travers : Suzy, alias Kara Hayward.
Elle lit.
Avant que l’on parte à New York, c’est comme si toutes mes tuyauteuses de bonnes adresses s’étaient concertées pour me donner celle-là. Le Smile, sur Bond Street. Sur le blog de Garance Doré, il était identifié comme un bon endroit pour voir passer les gens. J’aime bien ça. Moi, j’ai la terrasse parisienne chevillée au corps.
Alors forcément, je ne me serais pas doutée que le Smile était à moitié en sous-sol.
Pour ne pas sombrer dans une déprime post-New Yorkum, j’ai lu ça.
Ça m’a fait remarcher dans mes pas.
Et c’était rocambolesque à souhait, ce qui était parfait pour meubler l’insomnie.
Les Voleurs de Manhattan, Adam Langer,
Traduit de l’américain par Laura Derajinski
Gallmeister, coll. Americana, 2011
Je vous avais dit que je reviendrais vite.
Mais tout est relatif.
J’ai la tête je ne sais pas où, mais surtout ailleurs. Pourtant, je dévore à belles dents les livres que j’ai en stock et j’ai une furieuse envie de partager mes impressions avec vous. Mais je ne prends pas le temps.
Ça viendra.
D’ailleurs, c’est finalement venu.