Esprit, es-tu là ?
Quand j’ai croisé V. à la sortie du métro, je lui ai dit :
- tu sais, je pensais justement à toi, car j’étais plongée dans Les Revenants et vraiment… j’aime bien…
- ah oui, mais tu sais, ce week-end, j’ai trié plein de magazines, et j’ai vu que les critiques en disent vraiment du bien… comme si celui-là avait quelque chose de plus.
Chansons pour la fille du boucher
« Ayant passé sa vie non seulement à écrire mais à lire de la littérature yiddish, Malpesh semble avoir raconté son existence comme s’il avait vécu dans le monde fictionnel plutôt que factuel de sa propre communauté. Il ne s’agit pas de dire qu’il a inventé des détails de son existence, mais de suggérer qu’il vivait dans un monde façonné par les livres plutôt que par la réalité de son environnement ».
A méditer.
Chansons pour la fille du boucher, Peter Manseau
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Antoine Cazé
Christian Bourgois Editeur
Blonde
Je ne me rappelle pas avoir vu Michelle Williams lire dans My week with Marilyn.
Mais quand elle visite le château de Windsor et pénètre dans sa bibliothèque, elle s’exclame d’un ton délicieusement – ou insupportablement – ingénu :
- All those books ! I wish I could read all of them.
Florence
Je me suis assise en face de Florence, et on s’est décalées en même temps vers la fenêtre pour laisser d’autres gens s’asseoir, en échangeant un sourire. Elle s’est replongée dans sa lecture, et je n’osais pas l’interrompre, doublement concentrée qu’elle était : livre + casque sur les oreilles.
Mais je voyais les stations passer et son livre, Motel Blues, avait l’air pas mal.
La déchirure
L’autre jour, j’ai failli divorcer.
16h34 : sms de J.-C. « Tu as moyen avant mercredi matin de m’acheter l’intégrale du Livre de Dina en belle édition : kdo client ». Belle édition, c’est chez Gaïa, dans une espèce de collection poche, imprimée sur le papier rose dont je vous ai déjà parlé ici.
Je suis une pro du Livre de Dina. En plus, je suis une pro de traîner chez Gibert. Et surtout, comme chacun sais, je suis Wonder Woman.
Bye bye Blondie
Sidonie Laborde (Léa Seydoux) arrive à la hâte pour faire la lecture à la reine (Diane Kruger). Mme Campan (Noémie Lvovsky) lui annonce que Marie Antoinette est d’humeur maussade.
Sidonie spontanée, propose « Monsieur Marivaux ». Mme Campan répond « non non, trop futile. Pourquoi pas l’Oraison funèbre de Marie-Thérèse d’Autriche » (mère de Marie Antoinette) de Monsieur Bossuet. Tout ce qui peut lui rappeler l’Autriche est bienvenu ».
It’s complicated
A l’origine, et bien que Lucile fût très jolie sur la couverture, je n’avais pas très envie de lire Rien ne s’oppose à la nuit. Sans doute était-il trop exposé dans les médias. Et, puriste, j’avais envie, quitte à découvrir cet auteur, de lire No et moi en premier.
Que voulez-vous, j’aime bien que les choses soient en ordre.
Rien ne s’oppose à la nuit
« C’est elle, c’est Lucile », m’a dit B. en me montrant la photo de couverture de ce roman.
« Lucile toujours s’installait sur le même banc, un peu à l’écart, mais suffisamment proche du point stratégique que constituaient les trapèzes et les balançoires, idéal pour une vision d’ensemble. Parfois elle acceptait de jouer avec les autres, parfois elle restait là, à trier dans sa tête, expliquait-elle, mais elle ne précisait jamais quoi, ou seulement d’un geste vague désignait l’alentour ».
Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan
JC Lattès, 2011







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